🎀 Octobre Rose · l’essentiel en 5 minutes
Prenez soin de vous

Octobre Rose est avant tout un rappel. Entre le travail, la famille, les rendez-vous et tout ce qu’il faut penser, sa propre santé passe parfois après. Profitez-en simplement pour prendre quelques minutes pour vous et retrouver les bons repères.

Le constat

Du monde à l’Isère

Quatre chiffres suffisent pour comprendre pourquoi ce rappel annuel reste utile.

Monde
2,43 M
de nouveaux cas en 2024. Le cancer du sein reste le cancer le plus diagnostiqué chez les femmes.
CIRC / IARC
France
61 214
nouveaux cas estimés en 2023 : le cancer le plus fréquent chez la femme.
Institut national du cancer
Auvergne-Rhône-Alpes
51,5 %
de participation au dépistage organisé en 2024-2025.
Santé publique France
Isère
52,4 %
de participation en 2024-2025, contre 45,7 % au niveau national.
Santé publique France
99 / 100

Lorsqu’un cancer du sein est détecté tôt, 99 femmes sur 100 sont en vie 5 ans après le diagnostic. Le but n’est pas de s’inquiéter davantage, mais de connaître les bons repères.

Et pour moi ?

Choisissez votre âge

Un toucher suffit pour afficher le repère qui vous concerne.

Quel que soit votre âge : un changement nouveau ou inhabituel mérite un avis médical, sans attendre le prochain dépistage.
Antécédents personnels ou familiaux ? Votre âge n’est alors pas le seul repère : le suivi peut être différent et commencer plus tôt. Parlez-en à votre médecin, votre gynécologue ou votre sage-femme.

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Une anomalie à la mammographie, est-ce forcément un cancer ?

Non, le plus souvent. Le guide pratique 2026 de l’Institut national du cancer donne un repère simple pour 1 000 femmes dépistées :

1 000femmes dépistées
926aucune anomalie
66pas de cancer après vérification
8cancers diagnostiqués

Un plus du dépistage organisé : si la première lecture ne montre pas d’anomalie, les clichés sont relus par un second radiologue. Environ 5 % des cancers détectés dans le programme le sont grâce à cette deuxième lecture.

50 à 74 ans

Sans symptôme ni risque particulier : une mammographie de dépistage tous les 2 ans.

Un changement inhabituel

Ne cherchez pas à poser vous-même un diagnostic : demandez simplement un avis.

Autopalpation

Ce n’est ni une obligation ni un remplacement du dépistage recommandé.

À connaître

Quelque chose vous semble différent ?

Pas besoin de savoir poser un diagnostic. L’essentiel est de repérer ce qui est nouveau ou inhabituel pour vous.

Infographie : grosseur dans le sein ou sous le bras, changement de forme, peau qui change et modification du mamelon
Touchez l’image pour l’agrandir.
Lire les signes en texte
  • Une grosseur dans un sein ou sous l’aisselle.
  • Un changement de forme ou de volume d’un sein.
  • Un changement de la peau : rougeur persistante, rétraction, œdème ou aspect « peau d’orange ».
  • Un changement du mamelon : rétraction, modification inhabituelle ou écoulement.
Un doute ? Faites-le simplement vérifier.

Un changement nouveau mérite un avis dans les jours qui suivent, sans attendre le prochain dépistage. La plupart de ces anomalies ne sont pas des cancers.

Prendre rendez-vous en ligne
Sans pression

Autopalpation : remettons-la à sa juste place

✓

Vous n’avez pas besoin de devenir experte de vos seins. L’auto-examen systématique n’a pas démontré qu’il réduisait la mortalité et il ne remplace ni la mammographie lorsqu’elle est indiquée, ni l’avis d’un professionnel.

Le repère le plus simple : connaître ce qui est habituel pour vous et consulter lorsqu’un changement apparaît.

Pourquoi ne pas en faire une obligation de plus ?
Dans une étude menée auprès de 330 femmes du bassin annécien, parmi celles qui ne réalisaient jamais ou rarement une autopalpation, 69 % disaient ne pas y penser et 49,2 % ne jamais l’avoir apprise. Certaines évoquaient aussi la peur de mal faire ou de passer à côté. Cette étude locale illustre des freins mais ne peut pas être généralisée à toutes les femmes françaises.
Alors, faut-il s’autopalper tous les mois ?
L’auto-examen systématique n’est pas recommandé comme méthode de dépistage pour la population générale. Les grandes études n’ont pas montré de diminution de la mortalité et ont retrouvé davantage d’examens et de biopsies pour des anomalies finalement bénignes.
Au quotidien

Peut-on réduire son risque ?

Quelques repères, sans culpabiliser

On ne peut pas prévenir tous les cancers du sein. Certains facteurs ne dépendent pas de nous, comme l’âge ou certaines prédispositions.

Mais quelques habitudes participent à réduire le risque global : limiter l’alcool, ne pas fumer, bouger régulièrement et prendre soin de son équilibre alimentaire et de son poids.

L’idée n’est pas de tout changer d’un coup : chaque petit pas compte.

En pratique

Les questions fréquentes

Ma dernière mammographie était normale, mais j’ai remarqué un changement : j’attends ?
Non. Un changement nouveau mérite un avis médical même si votre dernière mammographie était normale.
J’ai entre 50 et 74 ans mais je n’ai pas reçu ou j’ai perdu mon invitation
Parlez-en à votre médecin, à votre sage-femme ou à votre caisse d’Assurance Maladie afin de vérifier votre situation.
J’appréhende la mammographie ou la compression
Signalez-le au centre de radiologie au moment du rendez-vous ou avant l’examen. L’équipe pourra vous expliquer son déroulement et adapter au mieux votre installation.
Il y a des cancers du sein dans ma famille : dois-je attendre 50 ans ?
Pas forcément. Certains antécédents personnels ou familiaux justifient un suivi personnalisé. Parlez-en à votre médecin, votre gynécologue ou votre sage-femme.

Et les hommes aussi

Le cancer du sein peut également toucher les hommes. Il représente moins de 1 % des cas, mais une grosseur dans le sein ou sous l’aisselle, une modification du mamelon, un écoulement ou tout autre changement inhabituel mérite aussi un avis médical.

En savoir plus sur le cancer du sein chez l’homme
Sources et repères scientifiques

Chiffres : CIRC / IARC · Institut national du cancer · Santé publique France.

Dépistage : Assurance Maladie · Institut national du cancer — guide pratique · Dépistage des Cancers en Auvergne-Rhône-Alpes.

Autopalpation : CNGOF · C. Chanzy, 2017.

Cancer du sein chez l’homme : Institut national du cancer.

Cette page informe et ne remplace pas une consultation. Mise à jour : octobre 2026.

Gardez simplement le repère qui vous concerne

Un rendez-vous à reprendre, un dépistage à programmer, une question à poser ou un changement à faire examiner : un petit pas suffit.